Une passerelle de montagne, un buron du Cantal, un pavillon de bord de lac et une surélévation de six niveaux en plein Paris : le palmarès 2026 du Prix national de la construction bois couvre des projets très différents. Les huit lauréats de cette 15e édition ont été dévoilés le 30 septembre au salon Batimat, à Paris. À l’atelier, on y voit surtout une tendance qui se confirme : le bois du coin, travaillé simplement et associé à d’autres matériaux bruts.
Plan de l'article
Huit lauréats, de la Bretagne à la Haute-Savoie #
Le concours est organisé par Fibois France. D’après le site officiel du Prix national de la construction bois, le palmarès a été annoncé le mercredi 30 septembre 2026 à Batimat, et une brochure présente en détail les huit réalisations primées. La liste reprise par Envirobat Occitanie comprend :
des logements sociaux à Chavagne (Ille-et-Vilaine), par Anthracite Architecture ; un ensemble mixte surélevé en bois sur une dalle des années 1970 à Paris, par Chartier Dalix ; le pavillon d’accueil du lac de Fontclaire à Puivert (Aude), par BVA architectes ; un complexe sportif à Parçay-Meslay (Indre-et-Loire), par OYAPOCK architectes ; la réhabilitation d’un buron à Fontanges (Cantal), par Atelier Camino ; la passerelle du Foron à Taninges (Haute-Savoie), par l’Atelier d’Architecture d’Avoriaz et Simon Cloutier ; la transformation d’un ancien parking en 83 logements d’un foyer social à Paris, par NZI Architectes ; et enfin une maison à Morlaix (Finistère), « Une maison, trois ambiances », par l’Atelier du ralliement.
Le jury était présidé par l’architecte Thomas Leblanc, précise Presse Agence. L’Ordre des architectes, membre du jury, a remis le prix de l’aménagement extérieur à la passerelle du Foron, comme le rapporte architectes.org.
Le circuit court, fil rouge de l’édition #
Puivert : le bois de la forêt communale
Le projet qui parle le plus à un atelier comme le nôtre est sans doute le plus modeste. Le pavillon d’accueil du lac de Fontclaire, à Puivert, fait 181 m². Selon Presse Agence, tout son bois provient de la forêt communale, avec une chaîne d’approvisionnement d’environ 14 km.
C’est exactement la logique que nous défendons quand nous parlons d’essences locales : connaître la parcelle, le scieur, le temps de séchage. Sur un petit bâtiment public, cela montre qu’une commune peut construire avec sa propre ressource, sans passer par un bois qui a traversé l’Europe.
Parçay-Meslay et Chavagne : le bois avec la paille et la terre
Deux autres lauréats associent la structure bois à des matériaux tout aussi simples. À Parçay-Meslay, le complexe sportif de 2 011 m² est une ossature bois remplie de bottes de paille fournies par un agriculteur voisin, avec des enduits terre et sable, indique Presse Agence. À Chavagne, le projet de logements sociaux « Démé’Terre » (18 logements) combine ossature bois, terre crue et matériaux de réemploi, au standard PassivHaus.
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Pour le menuisier, ces mariages ont une conséquence pratique : les assemblages, les jonctions avec les enduits et la gestion de l’humidité deviennent aussi importants que la pièce de bois elle-même.
En ville, le bois monte sur l’existant #
Les deux lauréats parisiens racontent une autre histoire : celle du bois qui permet de transformer un bâtiment plutôt que de le démolir. Dans le 18e arrondissement, Chartier Dalix a rénové un immeuble des années 1970 pour créer des bureaux et des logements étudiants, avec une surélévation de six niveaux en bois. L’autre projet parisien transforme un ancien parking en 83 logements.
La légèreté du bois est ici l’argument décisif : on peut ajouter des étages sur une structure existante qui ne supporterait pas le même volume en béton.
Le buron et la passerelle : savoir-faire et patrimoine
À Fontanges, dans le Cantal, la réhabilitation d’un buron, ces anciennes fromageries d’estive en pierre, montre que le bois a aussi sa place dans le patrimoine rural. À Taninges, la passerelle du Foron rappelle qu’un ouvrage d’art exposé aux intempéries demande un vrai travail sur les détails de construction : protection des bois, écoulement de l’eau, accès pour l’entretien.
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Ce qu’on en retient à l’atelier #
Ce palmarès n’est pas qu’une affaire d’architectes. Il montre que le bois local, les assemblages soignés et les finitions sobres sont devenus des arguments à part entière. Le message vaut aussi pour un meuble, une terrasse ou un aménagement intérieur : un bois dont on connaît l’origine, travaillé pour durer et entretenu facilement.
Pour aller plus loin, la brochure des lauréats est en téléchargement libre sur le site du prix. Elle donne des idées de détails constructifs à regarder de près, même pour des projets beaucoup plus petits.
Questions fréquentes #
Qui organise le Prix national de la construction bois ?
Le prix est organisé par Fibois France. Son site officiel présente aussi les prix régionaux de la construction bois, région par région.
Combien de projets ont été primés en 2026 ?
Huit lauréats nationaux ont été désignés pour cette 15e édition, dévoilée le 30 septembre 2026 au salon Batimat à Paris.
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Où voir les projets lauréats ?
Le site officiel du prix propose une brochure qui présente chaque réalisation, avec photos et fiches techniques.




